Créer un blog Présentation

Nom du blog :
socialismedecomplexe
Description du blog :
Un blog pour organiser la résistance socialiste à l'intérieur et à l'extérieur du PS
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
01.03.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Région de Lamballe (2)
· Région de Plouaret/Lannion (0)
· Région de Quintin (1)
· Région de ST BRIEUC (3)

Navigation

Accueil
Livre d'or socialismedecomplexe
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Laïcité ; une Valeur sûre de la République
· Une Gauche à Gauche, une gauche véritable et unie ???
· La loi sur le repos dominical
· la gauche et la jeunesse www.Marianne2.fr
· L'europe et la précarite
· manipulation politique
· le parti de la GAUCHE par LIENEMANN et QUILES
· le monde n'est pas une marchandise par *Danielle Mitterrand*
· alternative politique
· PS face au traité et à la démocratie

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

le cumul des indemnitées: Un scandale !
18.04.2008
le cumul des indemnitées: Un scandale !
18.04.2008
Incroyable mais vrai ! Des candidats têtes de list
23.03.2008
Incroyable mais vrai ! Des candidats têtes de list
23.03.2008
information sur la dre
22.03.2008
Le mépris ne rapporte jamais !
21.03.2008
Et pendant ce temps là
25.02.2008
Osons douter.
17.02.2008
c'est pas con
14.02.2008
La loi de l'OMC
09.02.2008
Bien Commun
09.02.2008
La Vérité
22.01.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· lairderilhacrancon
· lisalafea
· vivelagauche
· inoussa
· luciomontemayor
· anarchie23
· maffliersdemainsecritensemble
· thierrymontet
· didierpierflorentin
· lovichimodem



La loi sur le repos dominical

La loi sur le repos dominical

Posté le 21.01.2008 par socialismedecomplexe
Genèse de la loi sur le repos dominical

Source : Libération du jeudi 20 juillet 2006, titre "Le retour du travail le dimanche ? "
Proposée par C.N une amie syndicaliste de ST BRIEUC

A l'occasion des 100 ans de la loi de 1906 instaurant le repos dominical,
l'historien Robert Beck revient sur sa genèse et sa remise en cause
récurrente.

Il y a cent ans, le 13 juillet 1906, la loi sur le repos hebdomadaire était promulguée. Elle accorde aux salariés de
l'industrie et du commerce un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L'article 2 de la loi fixe ce repos
hebdomadaire au dimanche. Robert Beck, auteur d’"Histoire du dimanche : de 1700 à nos jours" (Les Editions de
l'Atelier, 1997) et professeur au Centre d'histoire de la ville moderne et contemporaine (CEHVI) à l'université de
Tours, revient sur la loi de 1906 et son devenir.
En 1906, instaurer le dimanche comme jour de repos n'est pas nouveau… Qu'apporte de plus cette
loi ?
A partir de la loi de 1906, le congé du dimanche n'a plus rien de religieux. Une «loi pour la sanctification du
dimanche» avait effectivement été promulguée en 1814, mais elle était tombée en désuétude puis définitivement
abolie par une loi de 1880. En 1906, on réinvente le dimanche dans une perspective laïque. La loi repose sur
deux valeurs nouvelles, inventées au XIXe siècle : le repos et la famille. Dans les entreprises ou les secteurs où le
travail du dimanche est la règle, les salariés sont usés et donc plus souvent exemptés de service militaire. Or, à
cette époque, les gouvernements ne peuvent prendre le risque d'armées dépeuplées. Le sujet de la fatigue
apparaît alors. Comme celui de la dépression, qu'on appelle encore mélancolie, ou de la tuberculose et de
l'alcoolisme ouvrier, considérés comme deux fléaux. La préoccupation de la famille, elle, rejoint une vieille
inquiétude des élites : comment le peuple vit-il son temps libre ? On attribue alors un rôle capital à la femme, qui
doit préparer un bon foyer à son mari... et lui faire perdre l'envie d'aller au troquet. Le mouvement ouvrier lui-même
entre dans ce discours : en 1912, des affiches de la CGT pour la «semaine anglaise», dont le samedi
après-midi et le dimanche sont fériés, montrent une vie familiale idyllique où des enfants cueillent des fleurs avec
leurs parents...
Autre point souvent méconnu : ce ne sont pas les ouvriers qui ont porté la loi de 1906. A cette époque, ils avaient
déjà bien souvent obtenu le congé hebdomadaire dans les usines ou les ateliers. En fait, c'est le mouvement des
employés du commerce, né dans les années 1890 avec les grands magasins, qui s'est mobilisé. L'espérance de
vie se limitait à moins de 40 ans chez 45% des employés et des coiffeurs. Ils organisent des manifestations,
soutenues par la CGT et le mouvement ouvrier, et rassemblent par exemple 3.000 personnes à Bordeaux. C'est
finalement sous la pression de la rue que le Sénat vote la loi de 1906, première victoire sociale des employés.
Mais la France est à la traîne...
Elle est l'avant-dernier pays européen à introduire le repos hebdomadaire. L'Italie le fera en 1907. En Angleterre,
au contraire, le samedi après-midi et le dimanche fériés sont introduits dès le deuxième tiers du XIXe siècle. Ce
n'est pas par hasard que «week-end» est un mot anglais...
Notons aussi qu'en France les domestiques et les travailleurs agricoles sont exclus de la loi de 1906. Le repos
dominical s'imposera en fait définitivement après la Première Guerre mondiale. La journée de 8 heures est
introduite en 1919 : en permettant aux ouvriers de faire leurs courses en semaine, elle va consolider le repos
dominical. En 1936, avec la semaine de 40 heures, le dimanche va commencer son entrée dans le «week-end»...
Même si les 40 heures sont en réalité assez théoriques : dans les années 50, les ouvriers travaillent encore 46 ou
47 heures en moyenne par semaine. On est en plein dans les Trente Glorieuses et les entreprises ont besoin de
main-d’œuvre. Il faudra attendre la fin des années 60 et la crise économique des années 70 pour que le weekend
s'impose vraiment.
Jusqu'à la remise en cause du dimanche chômé aujourd'hui ?
Encore une fois, la question se joue plus dans le commerce que dans l'industrie. Un discours néolibéral, qui porte
une régression des acquis sociaux, rencontre une attente d'une certaine clientèle, essentiellement parisienne.
C'est peut-être dû à la structure familiale (il y a plus de célibataires à Paris), au niveau de vie plus élevé ou à un
mode de vie plus consumériste. Peut-être aussi à une sorte de vide. Aller dans un magasin le dimanche marque,
d'une certaine manière, la fin de sociabilités personnelles.
Mais contrairement à ce qu'on entend ici ou là, on ne peut pas parler de désacralisation du dimanche. La preuve :
les activités du samedi ménage, bricolage sont différentes de celles du dimanche : on regarde la télévision, les
repas sont plus longs... Et une vieille activité dominicale a demeuré malgré les vicissitudes historiques : la
promenade. En 1906, on lui attribuait des bienfaits pour la santé morale et physique de l'ouvrier. Elle avait aussi
le mérite d'éviter les dépenses inutiles.



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus