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Nom du blog :
socialismedecomplexe
Description du blog :
Un blog pour organiser la résistance socialiste à l'intérieur et à l'extérieur du PS
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
13.01.2008
Dernière mise à jour :
01.03.2008
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Une Gauche à Gauche, une gauche véritable et unie ???

Posté le 13.02.2008 par socialismedecomplexe
Municipales 2008

[b]Lettre ouverte du Collectif Unitaire Antilibéral de Saint- Brieuc (C.U.A.L) à la Ligue Communiste Révolutionnaire, à Lutte Ouvrière et au Parti des Travailleurs et aux militants de la gauche de la gauche

Le C.U.A.L a rencontré en décembre les représentants du PCF, de la LCR et de LO pour leur proposer d'initier une démarche ouverte pour construire une liste unitaire clairement à la gauche du Part Socialiste.

A Saint-Brieuc, aujourd’hui, le choix proposé est démobilisateur, pour l'électeur, de gauche en particulier.

- Le Parti Socialiste et ses alliés ont pour tête de liste notre députée qui vient de joindre sa voix à celles de l’UMP pour ratifier le traité européen en bafouant la démocratie la plus élémentaire

- Le Parti Communiste a choisi de se retrouver pieds et poings liés, sans aucun réel poids politique pour influer sur les orientations ouvertement sociales-libérales du P.S local.

- Quant à la LCR, LO et PT, les listes construites sans réelles ouvertures, n’offrent pas de par leur désunion une perspective à gauche.

Pour s’opposer vraiment à la politique de régression sociale de Sarkozy
Pour battre la liste MODEM-UMP
Pour défendre à Saint-Brieuc des positions en rupture avec la sociale-démocratie locale
Pour avoir des élus clairement positionnés à gauche et libres de leurs paroles et votes
Nos points communs doivent être plus forts que nos divergences !
Nous avons tous soif d’unité autour d’une gauche proposant un vrai projet de transformation politique et sociale.

Pour cela il faut absolument se rassembler et constituer une liste unitaire anti-libérale !
C’est possible, c'est réalisable et c’est déjà chose faite ailleurs.( Bagnolet, La Seyne Sur Mer, Toulouse, Montpellier, Brest, Paimpol…)

Nous invitons les représentants de ces listes à se rencontrer rapidement, pour envisager de fusionner, afin d’aboutir à une démarche unitaire ouverte à tous les militants antilibéraux, prêts à les rejoindre dans l’unité et à la gauche du P.S.

Le C.U.A.L prendra toute initiative allant dans ce sens, sachant l’attente unitaire qui existe à Saint-Brieuc et ailleurs. Il sera partie prenante et soutiendra toute liste constituée sur ces bases dans le Pays de Saint- Brieuc.[/b]



--

pour donner un horizon à la gauche !!!

Posté le 08.02.2008 par socialismedecomplexe
L’horizon de la gauche, est de faire la démonstration que le souhaitable idéologiquement est possible. Ne pas y répondre, ce n’est pas seulement désespérer la gauche mais la démocratie, dont la forme française est la République.
En son temps, le socialisme de Jaurès a relevé le défi et inséré la question sociale dans le cadre politique républicain en prenant au mot ses valeurs universelles et égalitaires. Une telle construction fut possible car les espaces de décision économique et de décision politique coïncidaient dans l’État-nation et parce qu’en son sein un contrat social (la prospérité contre la paix sociale) pouvait être passé face au spectre du communisme. Le réformisme pouvait de ce fait fonctionner comme un moteur à deux temps : celui de la conquête du pouvoir et celui de son exercice, pour reprendre Blum, et deux espaces : celui, social, du syndicalisme et celui, politique, des partis dans les institutions.
Aujourd’hui, la globalisation économique déconnectant marchés et lieu de décision politique, le capitalisme étant privé d’ennemi, et l’État n’étant plus astreint à répondre à une demande sociale exponentielle, celui-ci se retire, accompagne la dérégulation libérale faite au nom de Bruxelles (traité de Rome contient les prémices d’un libéralisme). L’État (ou cadre énarchique), loin de figer des rapports sociaux au nom de l’intérêt général, fait tendanciellement le contraire de ce que souhaite la Nation. Les politiques indexées sur les citoyens et les catégories sociales qui leur font confiance n’arbitrent pas seulement des intérêts de classe contradictoires au sein de la Nation mais sont insérées dans des logiques institutionnelles de remise en cause des compromis sociaux antérieurs qui expliquent les alternances depuis un quart de siècle.
Tel est l’origine de la crise de la gauche européenne, de ses passages du socialisme à un réformisme social-démocrate puis à un social-libéralisme d’assistance pour les « exclus » de la dérégulation libérale européenne. Il devient alors une étape vers les tentations populistes, ethnicistes et communautaristes dans les catégories populaires, qui détiennent toujours la clé des scrutins, plus encore à moins d’un an des présidentiel 07.
L’expérience jospiniste dans ses deux cycles impose de repenser une nécessaire actualisation stratégique de la gauche axée sur la réalisation d’un projet et d’un programme alternatifs. Certes, le nouveau cycle politique est socialement instable car la contradiction entre le cycle idéologique et le cycle économique est maximale ; mais la capacité de la gauche politique d’incarner une alternative dépend non seulement d’une analyse de la période récente, de la distinction de ce que fait l’actuelle majorité et de la révision d’un certain nombre de principes au cœur des fractures d’autrefois et d’aujourd’hui.
L’urgence, c’est, du point de vue du salariat et du peuple de gauche, de constituer des fronts socio-politiques correspondant aux fronts idéologiques aujourd’hui commun et/ou unitaire entre classes moyennes et populaires. La lutte contre les précarités, la précarité des jeunes, la défense de la retraite par répartition, des services publics, de l’égalité républicaine territoriale permet un large rassemblement des forces syndicales, sociales et politiques en défense d’un certain nombre de principes. Mais il s’agit, à partir des besoins du pays, au travers de ces fronts, de constituer les piliers d’un contrat entre les forces politiques et le pays pour être portés au plan national et européen, certes dans l’opposition mais surtout au pouvoir. Puisque ni le PS, ni le PC, ni les trotskistes ne peuvent prétendre représenter et agir sur le mouvement social, il faut franchir le Rubicon de la césure entre social et politique. Cela demande au syndicalisme, comme contre poids, sur les questions essentielles du salariat, d’interpeller les politiques et à ces derniers de constater qu’il n’y a pas dans les faits d’un côté la « société de marché », et de l’autre, « l’économie de marché », mais que cette dernière valorise et bénéficie des investissements de la collectivité.
La demande sociale interpelle en simultanée les forces syndicales, associatives et politiques car elle ne pose pas seulement la question du type de politique à mener mais celle des lieux de pouvoir et du contrôle citoyen.
Trois principes d’un contrat de progrès : conquérir, sécuriser, pérenniser doivent s’imposer aux socialistes.
Conquérir dans l’entreprise - au travers d’un syndicalisme indexé sur les salariés et contrôlé par leur adhésion majoritaire - un pouvoir dans les lieux de décision des groupes et entreprises, notamment dans les instances d’actionnaires. Mais aussi conquérir pour les remettre sous le regard des représentants des citoyens les instances économiques, commerciales, monétaires et politiques internationales ou dites indépendantes, dans lesquelles les décisions concernant l’avenir des citoyens se prennent sous un voile d’ignorance de leurs besoins et sans élaboration démocratique.
Sécuriser les salariés. Le capitalisme patrimonial pour sécuriser les marchés financiers insécurise la sphère économique, précarise le salarié et dissout le lien social. Il empêche les salariés de se mouvoir et de valoriser le capital professionnel, culturel et intellectuel que la collectivité a investi en eux. Un statut des salariés agrégeant formations initiale, continue et expérience professionnelle est réclamé par le mouvement syndical.
Pérenniser est la 3ème demande sociale. Le peuple, les citoyens souhaitent remettre les logiques humaines au cœur de l’économie et de la société. Leurs représentants doivent pouvoir faire prévaloir les intérêts à moyen et long terme de la collectivité sur les logiques financières de court terme.
Le socialisme se doit de replonger vers certaines de ses racines historiques :
République et Humanisme (avec les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité)
les redimensionnant à l’occasion et dans certains domaines vers un niveau européen et en réformant nécessairement les institutions (6ème République)

le travaille ne ferait plus vivre

Posté le 08.02.2008 par socialismedecomplexe
[b]Va-t-on vers un abandon quasi général de ce que l’on appelle la lutte contre les exclusions ?[/b] billet écrit il y a 1 an déjà...
Il apparaît aujourd’hui qu’aucun n’apporte de réponse sérieuse à la lutte contre une précarité qui, désormais, atteint une large proportion de la population. « C’est bien à un ensemble de précarités et de phénomènes de précarisation auxquels nous sommes confrontés, rappelle Claire Villiers, une des porte-parole du mouvement des chômeurs. Il faut en effet parler de processus qui gangrène toute la société dans un sentiment profond d’insécurité économique et sociale. C’est une des racines du vote Le Pen le 21 avril 2002. » Chômeur, intérimaire ou en contrat à durée déterminée, femme travaillant à temps partiel - le plus souvent subi ; sans-emploi, sans-logis, sans-papiers, les jeunes des banlieues ou étudiants, les individus sont de plus en plus sommés d’être autonomes, responsables, sous peine de sanction. Ce que l’on exige des populations les plus fragiles devient aussi un outil d’exclusion. Les travailleurs pauvres prennent ainsi de plein fouet les transformations régressives des systèmes de protection sociale. Et la frontière entre salaire et allocation a tendance à s’estomper. Au long de cette dernière décennie, la multitude des catégories et des dénominations concernant ce phénomène d’exclusion a brouillé les repères de ce qu’on appelait naguère la classe ouvrière.
Les gouvernements successifs ont ainsi rendu invisible la formation d’un sous-prolétariat taillable et corvéable à merci, partagé entre précarité, chômage et exclusion. Ce que certains ont appelé pompeusement les nouvelles frontières de l’insécurité sociale recouvre désormais un champ social large. Il est donc paradoxal que les plans de lutte contre la précarité et l’exclusion, n’apportent pas de réponse crédible face à l’ampleur de cette paupérisation. La lutte contre les exclusions n’est plus l’objet d’une action globale, et la précarité n’est traitée que sous l’angle de l’urgence sociale, la logique visant à ne plus garantir la sécurité des salariés. Par exemple, certaines mesures comme la décentralisation du RMI et la création d’un revenu minimum d’activité (RMA) stigmatisaient et stigmatisent encore aujourd’hui les situations de pauvreté plutôt qu’elles n’apportent une réponse sociale. « De victimes de la fracture sociale, les pauvres tendent à devenir des facteurs d’insécurité », a souligné Didier Robert, vice-président d’ATD-Quart Monde. On est pourtant face à un noyau de la pauvreté qui s’élargit et dont la situation ne s’est pas améliorée et ne s’améliore pas, au vue des évènements de novembre dernier et des craintes exprimées à l’encontre du CPE. Les statistiques disponibles ont recensé près de 2 millions et demi de travailleurs pauvres, dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (620€), et sans doute sont-ils beaucoup plus nombreux à douter que des droits fondamentaux existent encore.
Avoir un emploi, un toit, la possibilité de se soigner et un peu de justice deviendrait-il un horizon impossible ?

Laïcité : les 5 fautes de Sarkozy

Posté le 01.02.2008 par socialismedecomplexe
Laïcité : les cinq fautes du président de la République, par Henri Pena-Ruiz
sur www.gaucheavenir.org



Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République, est signataire de l'appel de Gauche Avenir. Il a publié cette tribune dans le figaro du 3 janvier 2008.

Nicolas Sarkozy a prononcé au Vatican, un discours choquant à plus d'un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu'à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures se conjuguent ainsi. Une faute morale d'abord. Lisons : «Ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»

Dénier implicitement l'espérance aux humanistes athées est inadmissible. C'est montrer bien peu de respect pour ceux qui fondent leur dévouement pour la solidarité ou la justice sur un humanisme sans référence divine. Ils seront nombreux en France à se sentir blessés par de tels propos. Était-ce bien la peine de rendre hommage au jeune communiste athée Guy Môquet pour ainsi le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, monsieur le président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Un jeune héros de la Résistance transcende la peur de mourir pour défendre la liberté, comme le firent tant d'humanistes athées à côté de croyants résistants.

Une faute politique. Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion dans l'exercice de ses fonctions, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l'État ne donne pas l'exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une faute juridique. Dans un État de droit, il n'appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir la vie spirituelle ou l'accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de conduire sa vie et sa spiritualité. Des citoyens respectés sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire en la matière, et ils n'ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme.

Lisons à nouveau : «Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.» On est surpris d'une telle hiérarchie éthique entre l'instituteur et le curé. L'école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent se passer de maître. Tel est l'honneur des instituteurs et des professeurs.

Grâce à l'instruction, l'autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n'a donc pas à être jugée moins bonne que la direction de conscience exercée par des tuteurs moraux. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la conscience à la croyance !

Une faute historique. L'éloge du christianisme comme fondement de civilisation passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l'époque où l'Église catholique disposait du pouvoir temporel, puisque le pouvoir politique des princes était alors conçu comme son «bras séculier».

L'Occident chrétien peut-il s'enorgueillir du thème religieux du «peuple déicide» qui déboucha sur un antisémitisme particulièrement virulent là où l'Église était très puissante ? Les hérésies noyées dans le sang, les guerres de religion avec le massacre de la Saint-Barthélemy (3500 morts en un jour : autant que lors des attentats islamistes du 11 Septembre contre les Twin Towers), les croisades et les bûchers de l'Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome), l'Index Librorum Prohibitorum, censure de la culture humaine, l'anathématisation des droits de l'homme et de la liberté de conscience (syllabus de 1864) doivent-ils être oubliés ? Les racines de l'Europe ? L'héritage religieux est pour le moins ambigu…

L'approche discriminatoire est évidente dès lors que le christianisme est invoqué sans référence aux atrocités mentionnées, alors que les idéaux des Lumières, de l'émancipation collective, et du communisme sont quant à eux stigmatisés à mots couverts au nom de réalités contestables qu'ils auraient engendrées. Pourquoi dans un cas délier le projet spirituel de l'histoire réelle, et dans l'autre procéder à l'amalgame ? Si Jésus n'est pas responsable de Torquemada, pourquoi Marx le serait-il de Staline ? De grâce, monsieur le président, ne réécrivez pas l'histoire à sens unique !

Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l'État et des Églises de 1905 comme d'une sorte de violence faite à la religion, alors qu'elle ne fit qu'émanciper l'État de l'Église et l'Église de l'État ? Abolir les privilèges publics des religions, c'est tout simplement rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Si la promotion de l'égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une. Quant aux droits de l'homme d'abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l'humanisme de la philosophie antique et notamment de l'universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut à tout prix évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable.

Une faute culturelle. Toute valorisation unilatérale d'une civilisation implicitement assimilée à une religion dominante risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n'est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la nation ou d'un groupe de nations qui exalterait un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, souvent à rebours des traditions religieuses. Comment des peuples ayant vécu avec des choix religieux différents peuvent-ils admettre un tel privilège pour ce qui n'est qu'un particularisme, alors que ce qui vaut dans un espace politique de droit c'est justement la portée universelle de conquêtes effectuées souvent dans le sang et les larmes ?

Si l'Europe a une voix audible, ce n'est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par celle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l'égalité des droits, l'égalité des sexes, toujours en marche, signent non la supériorité d'une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui peuvent affranchir les cultures, à commencer par la culture dite occidentale, de leurs préjugés. Simone de Beauvoir rédigeant Le Deuxième Sexe pratiquait cette distanciation salutaire pour l'Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bangladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler l'individu à son groupe particulier, c'est lui faire courir le risque d'une soumission peu propice à sa liberté. Clouer les peuples à des identités collectives, religieuses ou autres, c'est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d'émancipation. Le danger du communautarisme n'est pas loin.

La laïcité, sans adjectif, ni positive ni négative, ne saurait être défigurée par des propos sans fondements. Elle ne se réduit pas à la liberté de croire ou de ne pas croire accordée avec une certaine condescendance aux «non-croyants». Elle implique la plénitude de l'égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Cette égalité, à l'évidence, est la condition d'une véritable fraternité, dans la référence au bien commun, qui est de tous. Monsieur le président, le résistant catholique Honoré d'Estienne d'Orves et l'humaniste athée Guy Môquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

Du Collectif citoyen du 29 mai des Côtes d'Armor aux parlementaires socialistes

Posté le 31.01.2008 par socialismedecomplexe
A Saint Brieuc , le 28.01.08

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Nous assistons avec beaucoup d'inquiétude aux contorsions politiques du PS, à propos de la ratification du traité de Lisbonne.
En 2005, le traité proposé au peuple français a été repoussé par référendum par 55 % des électeurs. Deux ans après, on nous présente quasiment le même texte, en prétendant avoir entendu et tenu compte du message du 29 mai 2005. Des hommes politiques prétendument responsables, appellent même à voter pour le traité de Lisbonne, copie conforme du précédent traité refusé par le peuple français. Comment après cela, pourra-t-on continuer à faire croire aux vertus de la démocratie ?

Le candidat Sarkozy a dit qu’il respecterait le vote des Français et, pour débloquer la situation institutionnelle européenne, qu’il proposerait un traité simplifié qui ne concernerait que les institutions, ce qui permettrait son adoption par le seul parlement .
Le président élu n’est pas parvenu à convaincre ses partenaires, et le traité simplifié est en fait devenu, un traité modifié seulement à la marge , encore plus compliqué que le précédent et qui contient toutes sortes d'éléments (la troisième partie du TCE), qui n'ont rien à voir avec les questions institutionnelles. Le président de la République ment de manière éhontée, sur un sujet qui demande au contraire la plus grande clarté et la plus grande lisibilité pour que les citoyens européens aient de nouveau confiance dans l'Union européenne.
La proposition du candidat ne tient donc plus, puisque les promesses ne sont pas respectées. Le recours au seul parlement n’est plus légitime. Et vous-mêmes vous vous êtes engagés lors d'un Congrès et d'une élection présidentielle à ne pas voter le nouveau "Traité". En votant maintenant "Oui" à la révision de constitution ou en vous abstenant à Versailles - ce qui assure la voie choisie par la majorité présidentielle du vote de sa proposition par 3/5° de congressistes -, c'est renier vos engagements et vous faire complice du stratagème du Président de la République. Un président qui a déclaré, lors d'une réunion à huis clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les États membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. […]" S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude

Le lundi 4 février, M.Sarkozy veut faire un coup de force contre la République. Personne ne peut revenir sur une décision arrêtée par le peuple, sinon le peuple lui-même. Or ce que veut faire le Président de la République , c'est justement revenir sur cet aspect fondamental du pacte républicain, en utilisant contre la voie populaire, la voie parlementaire. Vous ne pouvez pas être complice de ce terrible coup contre notre République, qui est le bien commun de tous les Français.
Songez aussi qu'après la France, d'autres votes sont prévus dans d'autre pays d'Europe, théoriquement par voie parlementaire sauf en Irlande, où les sondages actuels ne donnent d'ailleurs pas le Oui gagnant, loin s'en faut; dans d'autres pays (Pays-Bas entre autres), le principe du non référendum est contesté: des citoyens se regroupent pour peser sur la décision gouvernementale et des partis s'organisent pour faire changer cette donne par présentation d'une proposition de loi (Pays-Bas, Allemagne), avec, parfois, des chances de succès. Outre le discrédit citoyen, si un ou plusieurs pays devaient se prononcer par référendum, avec les conséquences que l'on peut imaginer en termes de résultats sur le Traité, quel discrédit politique en résulterait-il pour vous!
Comment un parti comme le PS, qui prétend être la principale force d'opposition peut-il être complice de cette stratégie lourde de conséquence pour la construction européenne ? Comment le PS pourrait-il dans les prochaines années rester une force d'opposition, si cette complicité était effective? Et n'essayez pas de faire diversion en nous parlant d'opposition à Sarkozy aux Municipales et aux Cantonales de 2008: dès lors que vous aurez permis la modification de la Constitution française pour permettre le vote du Traité par voie parlementaire, vous serez des "ralliés" et vous serez présentés comme tels.

Croyez vous que ceux qui tiennent à leur Non au référendum oublieront votre abstention ou votre vote sur le rejet de référendum lors des Municipales ?
.
Nous vous demandons simplement de vous opposer dignement à cette tentative de coup de force contre la République le lundi 4 février 2008 à Versailles.


Avec l'expression de nos sentiments ardemment républicains.

Le Collectif citoyen du 29 mai des Côtes d'Armor


Collectif citoyen du 29 mai, 3a rue Zénaïde Fleuriot - St Brieuc

le monde n'est pas une marchandise par *Danielle Mitterrand*

Posté le 31.01.2008 par socialismedecomplexe
le monde n'est pas une marchandise

> par *Danielle Mitterrand*
>
> *Les fidèles lecteurs de mon Blog trouveront ci-dessous le texte intégral
> du communiqué que j’adresse ce jour à l’AFP pour prendre la défense des
> habitants de Neufchâteau et de son maire.*
>
> */« La commune de Neufchâteau (Vosges) c’est-à-dire ses près de 8000
> habitants ont été condamnés par le Tribunal Administratif de Nancy à
> verser près de 1,7 millions d’euros (soit plus de 217 euros par habitants
> y compris les enfants) à une filiale du groupe VEOLIA à cause de la
> résiliation par le maire du contrat de gestion de l’eau qui liait (et
> étranglait) la commune à ce géant de l’Eau pour cause d’irrégularités et
> manque absolu de transparence./*
>
> */L’UFC Que choisir avait déjà souligné les surfacturations importantes du
> service de l’eau fournis dans de nombreuses villes par les géants privés
> de la distribution de l’eau comme Véolia et Suez./*
>
> */Pour nous tous, cette condamnation est un avertissement : Une entreprise
> privée qui n’est plus autorisée par des élus du peuple à faire des profits
> inconsidérés sur le dos des citoyens dans un service public vital, a le
> pouvoir de faire payer à ces mêmes citoyens des amendes colossales pour
> compenser le manque à gagner financier de ses actionnaires./*
>
> */Pendant que nos politiciens nous amusent avec des idées vagues, des
> images de comédie et de boulevard ou nous effraient avec le chiffon rouge
> élimé du danger migratoire, des enjeux démocratiques fondamentaux sont
> gravement menacés en coulisse. Les conditions de notre survie, de notre
> dignité, de notre citoyenneté réelle sont en train d’échapper totalement à
> notre contrôle pour le plus grand profit d’une oligarchie que nous n’avons
> pas élue et sur laquelle nous n’avons AUCUN contrôle. C’est cela qui
> devrait être en couverture du "Nouvel Observateur" ou de "l’Express" et
> pas telle ou telle starlette d’un jour. Ne nous laissons pas impressionner
> par des explications alambiquées et contradictoires, par des schémas
> économiques plus ou moins validés, des arguments statistiques ou
> financiers facilement maquillés./*

> */Ce qui est en jeu est très simple : la domination d’intérêts financiers
> privés totalement incontrôlables sur tous les aspects de notre vie. L’eau
> que vous buvez, les transports publics que vous emprunterez pour aller
> vous promener ou travailler, le journal où vous croyez lire des faits
> objectifs, la nourriture que vous croyez saine et sans tromperie, et
> demain peut-être l’air propre que vous respirerez, seront entièrement aux
> mains de gens qui n’ont AUCUN compte à vous rendre. »/*/ /

> C’est ce que confirmait froidement le patron de l’entreprise ENRON,
> emprisonné pour malversation mensonges et fraude, au juge qui lui
> demandait comment ENRON avait pu faire cela (cela c’est à dire couper l’électricité
> à toute la Californie pour faire augmenter les prix) à des hôpitaux à des
> écoles à vos concitoyens ? Réponse : « *Nous n’avons qu’une seule
> obligation légale c’est envers nos actionnaires* ». On ne saurait être
> plus clair.
>
> Est-ce ainsi que vous concevez la démocratie ? Il est grand temps d’appeler
> les citoyens des communes de France qui doivent bientôt élire leurs maires
> à soutenir par des lettres ou des signatures les habitants de Neufchâteau
> ainsi que son maire qui ont souhaité reprendre voulu leur redonner la
> maîtrise de leur environnement et de leurs services publics collectifs.
: cabinet.maire@mairie-neufchateau.fr
mailto:cabinet.maire@mairie-neufchateau.fr>
>

> maintenant!
>
>

une pétition pour que le Peuple décide !!!

Posté le 29.01.2008 par socialismedecomplexe
[Bonjour à tous, de retour après une paranthèse obligée de huit jours

Toujours "noniste" même si on a changé l'emballage, même si j'ai perdu quelques compagnons au cours du temps et de quelques ambitions personnelles. J'y ai gagné en loyauté et franchise !!!

Il s'agit toujours du "CTE" rejettée le 25/05/5005... signer la pétition pour qu'un référendum traite de ce sujet, la parole au peuple est un devoir pour tous les démocrates !!!!
Allez sur l'adresse suivante ! Raoul-Marc JENNAR apporte certaines précisions..

Amitié et fraternité
la mule ==> http://socialismedecomplexe.centerblog.net

http://www.etrecitoyen.fr/rmj.html#01[/SIZE[/SIZE]][/b]

la gauche et la jeunesse www.Marianne2.fr

Posté le 21.01.2008 par socialismedecomplexe
Les jeunes au centre de la construction d’une société plus libre, plus égalitaire et plus fraternelle.

La question de la place des jeunes est très vaste. Ma proposition, aujourd’hui, ne concerne qu’un seul angle, celui du « statut » de jeune en formation, à l’âge de 18 ans où l’on devient majeur. Il me semble fondamental que nos orientations en ce domaine intègrent pleinement les valeurs qui sont les nôtres, et pas seulement à la marge.

Premier principe : tous les jeunes, quels que soient leurs formations doivent bénéficier du même statut. Que l’on soit étudiant en médecine, stagiaire d’une formation en bâtiment, lycéen en bac professionnel, stagiaire Greta pour une remise à niveau, étudiant en IUT, …, à 18 ans on est majeur au regard des lois de la République et on doit pouvoir à la fois être autonome de ses parents et effectuer une formation scolaire et (ou) professionnelle dans les mêmes conditions : suppression pour les parents de la demi-part au regard de l’impôt sur le revenu, perception par le jeune d’un salaire « jeune en formation » incluant des cotisations retraite et sécurité sociale.
Intérêts de ce principe :
- Reconnaître la majorité avec la liberté et la responsabilité qui s’y attachent
- Permettre à tous les jeunes d’effectuer une formation sans dépendre des résultats des obtentions de bourse dont on connaît à la fois les injustices, jeune bénéficiant de bourse parce que les revenus, même conséquents de ses parents, sortent du champ des déclarations d’impôts, jeune n’en bénéficiant pas alors que ses parents perçoivent tous les deux le Smig mais il est le dernier de la fratrie ce qui lui vaut de n’avoir droit à rien.
- Permettre à tous les jeunes d’effectuer une formation sans travailler la nuit ou le jour avec les conséquences évidentes en terme de réussite.
- Permettre à tous les jeunes d’effectuer une formation sans dépendre des projections de ses parents à son égard ou des aléas de la vie de ses parents. Combien de jeunes ont du se résoudre à ne pas entamer ou à stopper une formation parce que ses parents se séparaient cette année là ou parce qu’ils étaient licenciés ou enfin parce que ses parents ne le considéraient pas apte à faire telle ou telle formation, contrairement au plus jeune ou au plus âgé, toutes choses alimentant des blessures profondes.
- Mettre tous les jeunes en formation sur un pied d’égalité totale dans leur statut. Mêmes droits, mêmes salaires, mêmes feuilles de paie, mêmes bureaux de renseignement et de suivi. Les conséquences sont à la fois symboliques dans la construction de la personnalité de citoyen, concrètes et efficaces pour aller dans le sens de l’égalité. Symboliques parce qu’il serait extrêmement bénéfique pour tous qu’un jeune de banlieue ait la même paye, le même bureau de renseignement et de suivi, les mêmes cotisations qu’un jeune des quartiers favorisés. Concrètes et efficaces bien sûr pour tous ceux qui ne renonceraient plus à leur formation mais aussi pour tous les enfants et adolescents qui ont peur de l’avenir à 18 ans. La peur, le manque de confiance en soi, le manque d’estime de soi, provoqués par des années scolaires difficiles, des échecs, est l’un des moteurs les plus puissants de l’échec lui-même et de la décision de se mettre en marge, là où au moins on est pas tout le temps en échec. Cette peur pour l’avenir est tout aussi présente, prégnante et dévastatrice pour de nombreux parents qui, pendant toute la scolarité de l’un de leurs enfants, ne cessent de se demander ce qui va se passer pour lui à 18 ans. Savoir que la République remet tout le monde à égalité à 18 ans. Quel plus beau signe, quel soulagement à l’angoisse et donc quels bénéfices pour tous !
- Par ailleurs sur les questions d’écart parfois énormes de salaire, reviennent fréquemment les questions de durée des études, d’absence d’années de cotisations pour ceux qui ont fait des études longues, absences justifiant des compensations ultérieures, … Ainsi cela participerait à la possibilité de réductions d’écarts de salaire ultérieurs.

Deuxième principe : le statut de « jeune en formation » lié à la majorité, suppose que tout jeune puisse bénéficier d’une formation adaptée à son projet d’avenir et à ses compétences. Un bilan doit être systématiquement mis en place entre 17 et 18 ans pour préparer ce contrat de travail « jeune en formation ». Le suivi ultérieur doit inclure des bilans intermédiaires biannuels minimum. Il serait utile de faire réaliser ces suivis pédagogiques ainsi que la gestion technique et financière par un service public unique. Sur le plan pédagogique la jonction au sein d’un seul service public des services actuels des CIO et de ceux des Missions locales, afin de cesser ces différenciations injustifiées, me paraît conforme à cette logique d’égalité et porteuse d’efficacité, les professionnels intégrant ainsi un champ plus vaste et plus proche de la réalité.

Troisième principe : le statut de salarié « jeune en formation » est lié à la réalité de la formation et comporte des obligations envers les autres citoyens. La durée d’obtention des diplômes doit inclure des possibilités d’échec, de redoublement, de réorientation. Mais la présence aux examens, aux stages, doit être effective, sauf problème médical, comme pour tout salarié. Pour les formations incluant des périodes de congés d’été de plus de 5 semaines, on peut imaginer que ces jeunes salariés soient intégrés dans des actions d’animation, de soutien scolaire, d’aide aux collectivités ainsi que de formation complémentaire de type BAFA, formation aux premiers secours, …, sur la période dépassant les 5 semaines.

Sauvegarder l'esprit socialiste.Vive la Résistance

Posté le 21.01.2008 par socialismedecomplexe
Une nouvelle démission au PS 22
Nombreuses sont les démissions depuis quelques mois, et je me décide enfin, pour rester véritablement socialiste et quitter ce parti qui a oublié son histoire, ses origines puisées du mouvement ouvrier d'avant et après 1875. Cette histoire, celle de nos pères et grands-pères, celle de ceux qui on construit le pacte social du CNR de l'après guerre; elle est dénigrée de l'intérieur par ceux qui ne sont animés que par des ambitions personnelles et égoïstes.
Nous y conservons des amis fidèles, mais les manipulations, mensonges, hypocrisies nuisent au fonctionnement démocratique de la fédération.
Pour autant, nous continuerons à œuvrer pour l'intérêt général, à restaurer la démocratie, locale pour commencer, puis régionale et nationale. Notre ambition est à la mesure des dérives accumulées au sein du parti qui ne peut plus représenter l'espoir socialiste, l'émancipation des travailleurs les plus défavorisés (aujourd'hui représentés avec mépris par "la France d'en-bas"). A cette fin, nous créons ce "blog: pour un socialisme humaniste décomplexé" afin de réanimer l'esprit socialiste et solidaire, bafoué dans ce parti où l'on refuse le débat et les combats nécessaires. Il sera ouvert à tous dans un proche avenir .

Chacun sait qu'une restauration passe par une phase de destruction, ça va donc faire mal
[b]Jaurès ne disait-il pas ;""le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques (juillet 1903)"". [/b]
Ce parti, prétendu socialiste ne l'est plus au moins depuis 2002 (Jospin: mon programme n'est et ne sera pas socialiste), et que dire de cette campagne désastreuse de la candidate 2007 alors qu'on me reproche de ne pas y avoir participé. Les résultats et les interventions qui ont suivi ont prouvé que la raison et le bon sens justifiaient cette position partagée par de nombreux vrais socialistes, pas nécessairement adhérents du parti qui usurpe le qualificatif de "socialiste".
Ce parti n'est plus que le terrain de jeux de certaines "écuries" présidentielles ou au service d'ambitions personnelles aidées par des hommes liges que l'on place comme des coins chassant ceux qui pourraient gêner les projets... Le mensonge, l'intrigue, la trahison, la forfaiture et la manipulation sont les arts de nos dirigeants... Leur idéal est d'être de "pales Blairiste", des imitateurs médiocres...en particulier le premier secrétaire fédéral 22 dont les agissements ne méritent que le dédain. Nous sommes des hommes libres, nous votons pour des idées et nous ne serons jamais des porteurs d'eau. Nous n'avons jamais voté et ne voterons jamais pour un homme ou une femme d'ailleurs seulement pour les projets qu'ils sont sensés porter.
Les débats ne suffisent plus et sont trompeurs, aujourd'hui le combat s'impose pour sauver les acquis sociaux, les acquis datant du CNR et l'espoir d'une société basée sur la liberté, l'égalité et la fraternité ces mots qui sont beaucoup plus que ça. Ils avaient leurs sens avant 1875... et sont loin d'être ringards aujourd'hui. En effet, que dire quand 10% de la population vit avec des moyens inférieurs au seuil de pauvreté soit moins de 670€, et que la classe oligarchique crée des divisions entre ceux-là même qui souffrent le plus, en taxant certains, en donnant des allocations à d'autres. Dans le même temps en vote un bouclier fiscal et un cadeau de 15 milliards pour ceux qui vivent avec 2000 fois ce seuil de pauvreté soit 1350000€ par mois . Qu'entendons nous à gauche ??? de timides râles qui viennent de jeunes loups ambitieux en mal de notériété en prévision du prochain congrès...
Nous apporterons notre contribution à ceux qui veulent que l'homme soit et reste le centre des choses qui veulent plus de justice et d'équité... qu'ils soient de gauche ou de droite car en fait qui peut dire aujourd'hui que la gauche est différente de la droite ?
Je prends contact avec le collectif 2005 afin de militer pour un référendum concernant le traité européen chose sur laquelle le PEUPLE s'est déjà prononcé défavorablement en mai 2005. Je prendrai contact aussi avec la gauche anti-libérale, gauche avenir afin qu'ensemble nous poursuivions l'oeuvre de nos pères. Mais surtout, je souhaite que ce blog soit l'expression de tous, que la parole soit libre, que les ouvriers, employés, cadres, chômeurs, retraités, fonctionnaires... que tous nous puissions exprimer, avec nos mots et sans ornements inutiles, nos pensées et nos luttes.
Amitié et fraternité à tous
Arnaud
la mule est de retour

La loi sur le repos dominical

Posté le 21.01.2008 par socialismedecomplexe
Genèse de la loi sur le repos dominical

Source : Libération du jeudi 20 juillet 2006, titre "Le retour du travail le dimanche ? "
Proposée par C.N une amie syndicaliste de ST BRIEUC

A l'occasion des 100 ans de la loi de 1906 instaurant le repos dominical,
l'historien Robert Beck revient sur sa genèse et sa remise en cause
récurrente.

Il y a cent ans, le 13 juillet 1906, la loi sur le repos hebdomadaire était promulguée. Elle accorde aux salariés de
l'industrie et du commerce un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L'article 2 de la loi fixe ce repos
hebdomadaire au dimanche. Robert Beck, auteur d’"Histoire du dimanche : de 1700 à nos jours" (Les Editions de
l'Atelier, 1997) et professeur au Centre d'histoire de la ville moderne et contemporaine (CEHVI) à l'université de
Tours, revient sur la loi de 1906 et son devenir.
En 1906, instaurer le dimanche comme jour de repos n'est pas nouveau… Qu'apporte de plus cette
loi ?
A partir de la loi de 1906, le congé du dimanche n'a plus rien de religieux. Une «loi pour la sanctification du
dimanche» avait effectivement été promulguée en 1814, mais elle était tombée en désuétude puis définitivement
abolie par une loi de 1880. En 1906, on réinvente le dimanche dans une perspective laïque. La loi repose sur
deux valeurs nouvelles, inventées au XIXe siècle : le repos et la famille. Dans les entreprises ou les secteurs où le
travail du dimanche est la règle, les salariés sont usés et donc plus souvent exemptés de service militaire. Or, à
cette époque, les gouvernements ne peuvent prendre le risque d'armées dépeuplées. Le sujet de la fatigue
apparaît alors. Comme celui de la dépression, qu'on appelle encore mélancolie, ou de la tuberculose et de
l'alcoolisme ouvrier, considérés comme deux fléaux. La préoccupation de la famille, elle, rejoint une vieille
inquiétude des élites : comment le peuple vit-il son temps libre ? On attribue alors un rôle capital à la femme, qui
doit préparer un bon foyer à son mari... et lui faire perdre l'envie d'aller au troquet. Le mouvement ouvrier lui-même
entre dans ce discours : en 1912, des affiches de la CGT pour la «semaine anglaise», dont le samedi
après-midi et le dimanche sont fériés, montrent une vie familiale idyllique où des enfants cueillent des fleurs avec
leurs parents...
Autre point souvent méconnu : ce ne sont pas les ouvriers qui ont porté la loi de 1906. A cette époque, ils avaient
déjà bien souvent obtenu le congé hebdomadaire dans les usines ou les ateliers. En fait, c'est le mouvement des
employés du commerce, né dans les années 1890 avec les grands magasins, qui s'est mobilisé. L'espérance de
vie se limitait à moins de 40 ans chez 45% des employés et des coiffeurs. Ils organisent des manifestations,
soutenues par la CGT et le mouvement ouvrier, et rassemblent par exemple 3.000 personnes à Bordeaux. C'est
finalement sous la pression de la rue que le Sénat vote la loi de 1906, première victoire sociale des employés.
Mais la France est à la traîne...
Elle est l'avant-dernier pays européen à introduire le repos hebdomadaire. L'Italie le fera en 1907. En Angleterre,
au contraire, le samedi après-midi et le dimanche fériés sont introduits dès le deuxième tiers du XIXe siècle. Ce
n'est pas par hasard que «week-end» est un mot anglais...
Notons aussi qu'en France les domestiques et les travailleurs agricoles sont exclus de la loi de 1906. Le repos
dominical s'imposera en fait définitivement après la Première Guerre mondiale. La journée de 8 heures est
introduite en 1919 : en permettant aux ouvriers de faire leurs courses en semaine, elle va consolider le repos
dominical. En 1936, avec la semaine de 40 heures, le dimanche va commencer son entrée dans le «week-end»...
Même si les 40 heures sont en réalité assez théoriques : dans les années 50, les ouvriers travaillent encore 46 ou
47 heures en moyenne par semaine. On est en plein dans les Trente Glorieuses et les entreprises ont besoin de
main-d’œuvre. Il faudra attendre la fin des années 60 et la crise économique des années 70 pour que le weekend
s'impose vraiment.
Jusqu'à la remise en cause du dimanche chômé aujourd'hui ?
Encore une fois, la question se joue plus dans le commerce que dans l'industrie. Un discours néolibéral, qui porte
une régression des acquis sociaux, rencontre une attente d'une certaine clientèle, essentiellement parisienne.
C'est peut-être dû à la structure familiale (il y a plus de célibataires à Paris), au niveau de vie plus élevé ou à un
mode de vie plus consumériste. Peut-être aussi à une sorte de vide. Aller dans un magasin le dimanche marque,
d'une certaine manière, la fin de sociabilités personnelles.
Mais contrairement à ce qu'on entend ici ou là, on ne peut pas parler de désacralisation du dimanche. La preuve :
les activités du samedi ménage, bricolage sont différentes de celles du dimanche : on regarde la télévision, les
repas sont plus longs... Et une vieille activité dominicale a demeuré malgré les vicissitudes historiques : la
promenade. En 1906, on lui attribuait des bienfaits pour la santé morale et physique de l'ouvrier. Elle avait aussi
le mérite d'éviter les dépenses inutiles.
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